Les scouts de Gosselies

La Loi Scoute

1. Le scout mérite et fait confiance.
La Confiance, quand elle est là, on ne s'en aperçoit presque pas: elle a l'air tellement naturelle. Mais si elle vient à être brisée, les queues de cerises deviennent des montagnes, la mauvaise foi et la suspicion s'introduisent partout, les relations entre les personnes deviennent pénibles ou même impossibles. Mériter la confiance, c'est choisir et accepter d'adopter des attitudes qui ne décevront pas les personnes que tu côtoieras dans ta vie de tous les jours. De quoi gagner de vrais amis. Faire confiance, oser faire confiance, présente un risque incalculable, celui d'une amère déception. Certains l'ont fait, le font, le feront encore à ton égard. Mais toi, as-tu assez de courage, fais-tu le choix d'accepter de l'autre les mêmes risques qu'il court à ton égard?
2. Le scout s'engage là où il vit.
Là où tu vis, c'est-à-dire, bien sûr, à la troupe mais aussi dans ta famille, à l'école, dans ton quartier et partout où te mènera la vie. Partout où tu décideras de mener ta vie. Il y a moyen de passer sa vie à attendre, à rester passif, à subir (quitte à réclamer), à commenter tout ce qui ne va pas. Non! Tu es appelé à être actif, entreprenant, créateur, à changer les choses, à transformer le monde! Baden Powell disait : Essaye de quitter le monde un peu meilleur que tu ne l'as trouvé. Surtout, ne te crois pas seul. Parles-en, demande conseil.
3. Le scout rend service et agit pour la justice.
Le vrai service rendu, de manière désintéressée, donne bien plus de satisfaction humaine que tous les marchandages. Cette satisfaction, cet enrichissement humain sera notre récompense bien légitime. Par contre, vouloir rendre service pour s'imposer, pour rendre l'autre dépendant, devient pervers. Le service utile se choisit et se construit, si possible avec son bénéficiaire. La Bonne Action est un excellent apprentissage à ce que le service, le désintéressement deviennent une manière de vivre. Il ne faut pas être naïf non plus. Bien des gens ou bien des organisations (et même des Etats) n'ont aucun scrupule à se servir de toutes ces bonnes volontés pour leur propre profit, pour entretenir des inégalités, pour se dispenser de prendre les vraies mesures qui s'imposent.
4. Le scout se veut frère de tous, il cherche Dieu.
La différence entre un frère et un copain? Le copain, en cas de mésentente, on s'arrangera pour le laisser tomber. Le frère reste un frère, même en cas de différends. Mais cela ne va pas tout seul, mais surtout envers des gens qu'on ne connaît pas encore. C'est un fameux chèque en blanc qu'on leur confie. Tu leur donnes le droit d'entrer dans ta vie, de te déranger. Tu leur promets d'avance de tout faire pour eux. Bien sûr, tu attends la même chose d'eux, mais pas comme une condition préalable. Tu prends le risque, le premier, volontairement. Tu verras que ça marche bien souvent. Et la vie s'en trouve changée. Il y a un lien étroit entre le fait de vouloir la fraternité et de rechercher Dieu. Le fondement de la fraternité est le fait de reconnaître en chacun un "fils d'un même Père" (Gal. 4,1-11). Nous reconnaître frères entre nous, nous aidera certainement à reconnaître ce Père.
5. Le scout accueille et respecte les autres.
Tu t'es parfois retrouver dans la situation de l'étranger, du "nouveau", de l'intrus quelque part. Tu as déjà peut-être fait l'expérience d'être rejeté. Mais celle aussi d'être accueilli par un entourage qui t'a respecté, accepté comme tu étais au départ. Tu as ressenti comment, en étant "en confiance", tu pouvais alors donner le meilleur de toi-même et que tu devenais capable de corriger toi-même tes petits défauts. Dis-toi bien ce qui a été précieux pour toi, peut l'être pour d'autres.
6. Le scout découvre et respecte la nature.
Les hommes se comportent avec la planète comme s'ils en avaient une de rechange. Ce scandale ne peut durer et tu dois agir. Si tu prends le temps de découvrir la nature, tu en découvriras les beautés, les finesses et les complexités. Tu n'aurais plus envie de la souiller. Tu sais que, sans elle, nous ne sommes pas grand-chose, que nous en faisons partie. Pour autant, nous ne sommes pas comme des plantes dans un joli parterre. L'homme doit vivre, mais dans le respect. Et le respect de l'autre commence par le respect des choses.
7. Le scout fait tout de son mieux.
Ces quelques mots paraissent très exigeants, très directs et ne te laissent aucunes excuse, aucune échappatoire. En même temps, ils te renvoient à ta propre responsabilité, à ta propre conscience. De quoi suis-je capable? Jusqu'où puis-je aller? Quels moyens je me donne pour me dépasser, pour faire mieux? Bien sûr, tu peux tricher avec toi-même et en faire le moins possible, le faire mal pour qu'on ne te demande plus rien. Tout le monde y perd. Et toi aussi. Mais, "faire de son mieux", c'est aussi agir à sa propre échelle, selon ses capacités. C'est aussi connaître ses limites, se connaître, s'apprivoiser soi-même.
8. Le scout sourit et chante, même dans les difficultés.
On est fait pour être heureux. Quand on l'est, on est "bien", il faut l'exprimer. Il faut partager sa joie. D'ailleurs, à l'inverse des biens matériels, au plus on la partage, au plus elle grandit. Tu as déjà fait la fête tout seul? Alors...Faire la fête, quand on a passé un bon moment ensemble, réussi une entreprise ou même simplement bien mené un projet, ça s'impose! Nos bons souvenirs deviendront nos légendes, notre histoire à nous mais aussi une histoire à raconter aux autres. Cette joie partagée peut aider les autres, peut-être moins bien disposés à ce moment, à surmonter leurs difficultés. Ne pas se prendre trop au sérieux aide aussi à accepter un échec. Ce qui est grave, ce n'est pas de tomber, c'est de rester à terre.
9. Le scout partage et ne gaspille rien.
Le réflexe le plus habituel et de garder pour soi, d'amasser. C'est très agréable, en effet, de pouvoir jouir des biens sans craindre la pénurie. Mais si, ce faisant, je prive les autres, surtout si je les atteins dans leurs conditions de survie, que se passera-t-il? Ils deviendront des ennemis, en tout cas potentiels. Dans cette ambiance de conflit ou simplement de méfiance, où sera encore le côté agréable de la vie que l'on recherchait? Chacun doit apporter sa contribution. Mais tout le monde n'a pas les mêmes moyens de départ. Ce n'est pas qu'une affaire de mérite. Bref, celui qui a plus, doit plus. En cas de pénurie, il est clair que le gaspillage est inadmissible. Mais en cas d'abondance? Le problème est que l'abondance ici n'est peut-être possible que par la pénurie là-bas. Ne pas gaspiller est déjà une manière de ne pas jouer le jeu de ce mécanisme d'injustice. Réfréner volontairement sa consommation (au grand dam d'une autre sorte de profiteurs!) serait une mesure supplémentaire pour combler quelque peu le déséquilibre.
10. Le scout développe son corps et son esprit.
Quand on est en bonne santé, on ne se rend pas toujours compte du miracle permanent qu'est le fonctionnement du corps et du perfectionnement génial que représente sa constitution. On ne peut négliger un tel don précieux. C'est un devoir de le maintenir en bonne santé par une vie saine et équilibrée, écartant les produits nocifs par leur nature ou leur quantité. Des activités physiques spécifiques peuvent contribuer à la bonne santé. Poussée trop loin (dans un esprit de compétition pour la compétition ou pour le lucre), elles deviennent destructrices du corps. Mais il n'y a pas que les muscles! Notre esprit, une merveille encore plus merveilleuse, mérite autant d'être développé dans toutes ses potentialités (par l'application aux études, certainement mais aussi par un esprit de curiosité et de recherche appliquée à tout ce qui nous entoure). Il faut conduire sa vie, se prendre en main. Si on croit pouvoir se passer de réfléchir soi-même, on aura toutes les chances d'être manipulé et rendu esclave d'un système ou d'un autre. Ta vie et celle des autres, et celle de la planète, vaut bien un petit effort.

Page générée en 0.04 secondes (11 requêtes)